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 Première partie : songes ~ chap 1

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Mimi Vampire
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MessageSujet: Première partie : songes ~ chap 1   Lun 1 Juin - 17:49

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Un foudroyant coup de tonnerre fit trembler la terre du petit comté français d’Auvergne, striant le ciel ténébreux d’éclairs lumineux, alors que la pluie se déversait encore créant des torrents d’eau sombre et boueux. Les gouttes d’eau martelaient sans répits les carreaux des fenêtres fermées à clef, la lueur aveuglante des coups de foudre les traversant, éclairant les murs recouverts d’une tapisserie fleurie usée, mais moderne, illuminant les fins rideaux de soie dorée recouvrant le lit à baldaquin en bois soigneusement verni là où reposait encore le jeune prince. Tout ce vacarme avait persisté toute la nuit et persistait encore.

Aleister de Beauvoir – le jeune prince en question - s’éveilla brusquement en sursaut, ouvrant les yeux dans l’obscurité qui était parfois dérangée par les raies de lumière causés par l’orage, le visage ruisselant de sueur malgré le froid qui emplissait la chambre, respirant bruyamment comme s’il avait passé des minutes entières retenant son souffle. De légers tremblements secouèrent ses membres alors qu’il se redressa avec peine sur son lit, la couverture soyeuse et immaculée collée à sa peau nue, hâlée et moite. Son cœur cognait tellement fort dans sa poitrine qu’il pouvait même discerner les battements affolés qui semblaient être proches de ses tympans. Il replia ses jambes contre son torse et tenta à grands efforts de se calmer intérieurement.

Il avait fait encore ce rêve sordide. Le même rêve qui harcelait son sommeil presque toutes les nuits maintenant. Un rêve qui le rendait aussitôt paniqué à son réveil tellement il était pourvu d’un réalisme ridicule. Un jeune homme doté de cheveux longs et de couleur brun foncé en pagne blanc qui semblait beaucoup plus jeune que lui s’arrêtait à une fontaine d’où coulait une eau somptueuse, brillante et de couleur rouge comme le sang. Il avait l’air si captivé, si exalté par cette eau qu’il voulait en fait y plonger ses lèvres tendres et pâles, malgré les oppositions qui lui avaient été faites. Ce jeune babylonien qui semblait si doux et si innocent s’était transformé… s’était transformé en quoi ? En monstre, un horrible monstre pourvu de crocs acérés qui s’était élancé vers lui. C’était toujours là qu’il ouvrait ses yeux, pris d’un soudain sentiment de frayeur qui agitait son cœur fébrilement. Pourquoi ce rêve, ce cauchemar incessant venait-il embrouiller ses nuits ? Quel était ce pouvoir que détenait cette eau de source rougeoyante ? Et surtout, qui pouvait bien être ce jeune babylonien enfreignant toutes les règles qui lui avaient été imposées ? Aleister était persuadé pourtant que ce rêve, ce songe aussi effrayant soit-il n’était pas si ordinaire qu’il le prétendait quelques semaines plus tôt. Il ne faisait point de rêve habituellement. Il n’était point ce genre de personne à qui les rêves n’étaient pas inconnus. Le fait que ce songe qu’il qualifiait d’horrible puisse hanter son inconscience durant la nuit le troublait énormément, mais n’en avait guère fait allusion, préférant taire son histoire, croyant qu’il s’estomperait après quelques temps, que tout ceci ne serait que passager. Mais ce n’était pas le cas et Aleister en restait impuissant.

L’orage gronda alors qu’il sortit de son lit pour se diriger d’un pas encore somnolent vers la fenêtre. Le ciel était noir, totalement noir, pas une étincelle d’étoile ne parsemait les cieux, et Aleister en conclut qu’il était encore très tard, n’ayant dormi que quelques heures à peine. Peut-être seulement qu’une heure même. La pluie s’écrasait fortement contre les carreaux de verre et le bruit des chutes de la fontaine précieuse lui revint à l’esprit. Le clapotis léger de l’eau épaisse comme le sang tintait sa mémoire d’une musique qui lui aurait sembler douce si ce n’était que l’image de ce cauchemar grotesque et affreuse du jeune homme mué en monstre ensanglanté.

Il s’était éloigné de la grande fenêtre et, enfilant son peignoir d’une étoffe éthérée en soie de couleur rouge vif – la bassine pleine de sang lui revint subitement en mémoire, mais il secoua la tête immédiatement, se débarrassant de toute bribe d’image -, et sortit de sa chambre pour atterrir dans le couloir lugubre et froid du château. Il distingua à peine les meubles de bois qui s’alignaient le long des murs recouverts de quelques tapisseries diverses dont il n’avait jamais aimé les motifs – des sortes d’hiéroglyphes indistincts traversés ici et là de longues lignes courbes tels des illusions d’optiques flottaient sur les fines bandes – et il s’arrêta devant la grande pièce d’accueil du hall après avoir descendu une volée d’escaliers recouvert de velours rouge jusqu’à l’énorme vestibule.

Il vint s’installer près du feu qui ronflait encore dans la cheminé – la veille au soir, ses parents, les seigneurs de cette seigneurie, s’étaient retrouvés ici même, buvant du vin et étant très intimes –, cheminé surmontée d’une étagère d’où s’alignaient des bibelots de toutes les tailles et de toutes les grosseurs. De fines statuettes en or et en argent représentaient des saints que tous et toutes avaient l’habitude de prier, les anges Michel et Gabriel étaient également disposés à chaque bouts de l’étagère, leurs ailes blanches repliées derrière eux et une petite statue de la Vierge Marie reposait au centre de toutes ces figurines en verre ciré. La pièce comportait de grands canapés drapés de lin doré installés au milieu du tapis ambre de style chinois, l’un en face de l’autre, tous les deux dotés de grands accoudoirs en or et d’un dossier du même matériel précieux. De hautes lucarnes comportant plusieurs fenêtres s’ouvraient sur le jardin au-dehors presque invisible sous la pluie battante, mais les tentures étaient négligemment tirées, cachant la vue déjà obscurcie. Tout au fond de la pièce s’élevait un clavicorde. Un clavicorde d’une valeur inestimable. Ce même clavicorde qui avait une fois appartenu à lui, Aleister. Ce clavicorde n’était même pas couvert d’une couverture pour le protéger de la poussière. D’ailleurs, il devait être tellement poussiéreux. Voilà bien des années que personne n’y avait joué, ni ne l’avait touché. Ce clavicorde renfermait des souvenirs, de très beaux souvenirs quoique traversés par des moments difficiles.

Sans trop le regarder, Aleister prit place dans un des fauteuils près du feu qui s’affaiblissait peu à peu, mais la chaleur l’enveloppa tout de même, le réchauffant de la froideur printanière qui régnait dans tout le château.

Il se cala dans l’épais velours rouge qui couvrait le fauteuil qui était dos à l’imposant clavicorde de ses doux souvenirs. Il pouvait encore entendre cette musique voluptueuse et mélancolique qu’il produisait, ses touches lisses s’enfonçant sous la simple pression de ses doigts, son chant lascif montant de ses cordes tendues pour emplir la pièce et les moments de son enfance. Il se voyait encore assis sur le banc de duvet noir devant l’instrument pour la première fois il y avait de cela seize ans, ses petits doigts maladroits pianotant à l’aveuglette sur les touches blanches et noires, se délectant des sons qui ne se répercutait point en musique pour l’instant. Ce clavicorde avait déjà des années, mais était encore bien propre et bien résistant sous la pression faible mais insistante de ses doigts potelés de jeune enfant. Son père s’était alors imposé, lui enseignant sa première sonate. C’était une musique traditionnelle du Moyen Âge dont les rois et reines affectionnaient. Les notes, il en était tombé amoureux dès le premier son. Il se rappelait encore de la mélodie qui lui semblait si sensuelle à ses oreilles. Il n’avait que sept ans, mais pouvait en imiter les sons parfaitement. Il avait un tel talent pour la musique que son père qui était lui-même un virtuose du clavicorde devint son professeur attitré.

Tous deux s’abandonnaient à la musique de cet instrument. Des gens de partout venaient à grand nombre au château rien que pour l’entendre jouer, lui, cet enfant prodige. Sa mère bien-aimée n’en était que plus radieuse, dévorant son fils des yeux alors qu’il faisait courir ses longs doigts sur le clavier tantôt à une vitesse folle, tantôt en une lenteur languissante. Elle le regardait d’un regard empli d’amour et était si fière de lui. Les gens de la cour royale l’applaudissaient à chaque fois avec chaleur à la fin de ses sonates qu’il avait exécutées avec brio.

Il avait donné sa première représentation avec son père au théâtre de musique de Paris à ses dix ans. Le théâtre de musique de Paris était si grand et majestueux, avec de grands rideaux de velours rouge foncé cachant la scène où il allait jouer devant la foule qui prenait place dans toutes les rangés des gradins qui s’élevaient à l’infini. L’atmosphère était étouffante, surtout sous les feux de la rampe, et un grand air de stress envahissait la salle, mais ce n’était que trop séduisant pour se laisser aller à ces plus fortes émotions. Un clavicorde d’une moins grande beauté que celui qu’il possédait, mais quand même éblouissant, était installé au milieu de la scène et il y prit place à côté de son père qui lui souriait, essayant de détendre la nervosité qu’il ressentait, qui lui tenaillait l’estomac.

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Dernière édition par Mimi Vampire le Lun 1 Juin - 17:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Première partie : songes ~ chap 1   Lun 1 Juin - 17:50

C’était là qu’il l’avait rencontrée. Une jeune fille de son âge, belle et sage, arborant une robe de soie rose enserrée à sa taille, aux manches bouffantes, le regardait de ses yeux bleus scintillants. Ses longs cheveux blonds étaient tressés et elle lui lançait un sourire resplendissant alors qu’il s’était senti rougir et avait détourné subitement la tête. La foule s’était tue et la musique du clavicorde avait empli la salle, apaisant l’atmosphère et surtout donnant encore plus de courage à Aleister de continuer. Son père ne guidait même pas ses gestes, le laissant jouer avec aisance sur les touches produisant une fine et douce mélodie. C’a avait été un tel succès, et la fillette l’avait énormément félicité pour cette première.

Aleister sourit, fixant le feu qui crépitait faiblement dans la cheminé. N’était-ce pas beau ? Cette jeune fille s’était avérée être son amie, sa confidente depuis ce moment même où elle l’avait applaudi en chœur avec les autres spectateurs. Héléna Desmarais, la duchesse de Paris. Duchesse de Paris. Elle lui avait apporté beaucoup de bonheur certes, même si ces temps avaient été difficiles.

Après quelques années suivant cette représentations (et beaucoup d’autres), il avait commencé à ressentir une certaine animosité envers son père. Il s’était rendu compte à juste titre que son père en avait profité, avait profité de son talent pour le clavicorde et n’agissait pas comme tous les pères réunis et jouant avec leurs fils ou filles. Il ne se sentait plus comme un fils pour son père, mais un simple élève, un disciple, un esclave. Il voulait tout abandonner. Il voulait laisser tomber le clavicorde et toute cette musique qui l’avait hanté durant ses précieuses années de pianiste. Il n’avait jamais eu le courage jusqu’à ses seize ans où il découvrit la poésie et les lectures anciennes. Inutile de dire que son père en désapprouvait l’ambition. Quelle importance, il ne lui parlait plus, ne lui adressait plus la moindre parole. Cela faisait maintenant huit années qu’il étudiait la littérature et l’écriture et il était heureux de passer du temps dans ces ouvrages pleins de dires et de vers et de savoirs.

Le feu s’était éteint. Les braises flamboyèrent une dernière fois avant de devenir totalement grisâtres. La pluie commençait à s’estomper également, avant de cesser complètement, laissant les quelques gouttes glisser le long des fenêtres. Le matin allait bientôt apparaître, les premières leurs du jour s’élevaient déjà dans le ciel sombre et humide ayant encore les traces de l’orage violent qui avait secoué le village. Les paysans étaient sans doute terrifiés de la puissante averse qu’il y avait eu lieu, inondant les champs.

Le soleil pointait timidement à l’horizon, l’aurore colorant le ciel bleu d’une couleur orangée et vive.

Aleister regarda le spectacle, sa tête complètement retournée vers les grandes lucarnes. Ses yeux d’un vert pâle reflétèrent le lever de soleil doré et ses longs cheveux noirs se mirent à briller dans la lumière rayonnante.

Doucement, il se leva de son fauteuil et, serrant les pans de son peignoir autour de sa taille, il s’avança vers la vue magnifique du jardin de la seigneurie. La rosée collait aux herbes de la pelouse. Rien n’avait changé depuis sa naissance. Les arbres, bosquets et haies de cèdres avaient gagné en hauteur, les fleurs se s’étaient point épanouies encore, mais ne tarderaient pas à éclore de leurs bourgeons. Le mois d’avril avait été le pire de tous, l’hiver rigoureux avait donné du fil à retordre aux paysans dans les champs où les récoltes avaient été passablement maigres et peu fructueuses. La nourriture se faisait rare et malheureusement, quelques jeunes enfants avaient péris durant l’hiver de la famine. La famine n’était certes pas la cause première de toutes ces morts ; la peste courait partout dans les bourgs, contaminant un grand nombre de gens. Quelques personnes avaient été dévastées par la grippe, maladie qui frappait souvent lors des hivers froids et glacials et d’autres avaient souffert d’épuisement. Mais la peste, la peste était une des maladies les plus redoutées de tout le pays : Aleister était le premier à en avoir peur. Elle se répandait dans la crasse, dans l’hygiène malpropre des gens. On accusait tout d’abord une classe sociale tabou. La chasse aux sorcières avait été déclarée au début de ce siècle, le XVe siècle, et on avait déjà tué plus d’environ deux cent hommes et femmes qui prétendaient être des sorciers. Presque tous les juifs du bourg et de toute la France qui étaient la cause première de cette expansion maladive, disait-on, avaient été assassinés par l’Inquisition menée par les bourreaux français.

Aleister tressaillit.

Les paysans commencèrent à envahir les champs. Des enfants parfaitement réveillés jouaient ensemble, l’un essayant d’attraper l’autre.

Le petit-déjeuner à la seigneurie était toujours aussi froid. Nul ne devait prendre la parole pendant le repas. Repas qui était à chaque fois aussi grandiose que le dîner, des plateaux-repas s’étalaient sur la longue table beaucoup trop large pour seulement trois personnes et la nourriture y venait abondamment, décorée un peu partout, avec des assiettes immense de mets fumants, des mets qui étaient succulents, mais il y en avait beaucoup trop comme à l’accoutumée. Les seigneurs ne dévoraient jamais toute cette nourriture seuls et il fallait à chaque fois les mettre aux poubelles. Chose qu’Aleister ne comprenait pas alors que les paysans de cette seigneurie mourait de faim, et avec les pauvres récoltes…

Son père le dévisagea alors qu’Aleister prenait place sur une haute chaise semblable à un trône couvert d’or et d’argent. Il s’était élégamment bien vêtu, arborant une chemise verte en velours foncé avec des boutons de nacres qui montaient jusqu’à son cou d’où pendait en tout temps son collier doré muni d’une croix. Il avait enfilé à la hâte des bas moulants et totalement blancs, le genre de bas que les jeunes mâle bourgeois avaient l’habitude de porter. Il avait attaché soigneusement ses cheveux en une queue de cheval, dégageant son beau visage qui était abaissé sur son plat encore vide, ne voulant guère croiser le regard de son père. Celui-ci avait cessé de le lorgner et se préparait à se servir.

Aleister jeta un coup d’œil à sa mère qui était assise tout près de lui. Sa mère bien-aimée qui s’était, elle, toujours occupée de lui. Elle était encore très belle, arborant une robe de soie dorée avec de la dentelle un peu partout, des manches bouffantes qui cachaient ses mains ornées de bagues et une ceinture de couleur argenté lui enserrait la taille sous sa poitrine volumineuse, faisant remonter ses seins sous son corset. Le même pendentif que son fils était attaché à son cou et des boucles d’oreilles en or ornaient ses petites oreilles. Elle avait coiffé ses longs cheveux bouclés et blonds, les laissant cascader dans son dos telle une chute couleur miel. Elle le regardait à son tour, ses yeux bleus mélancoliques rivés sur les siens. Aleister remarqua les quelques rides de fatigue qui parsemaient son visage pâle et les éternelles gerçures sur ses lèvres roses. Elle paraissait tellement vieille comme si les années passées auprès de son mari l’avaient fanée. Elle ne l’avait jamais bien aimé, pour tout dire la vérité. Sa mère, Émilie, était de nature beaucoup trop douce pour le Seigneur Henri de Beauvoir qu’elle avait dû épouser la journée même de sa rencontre avec lui. Elle le lui avait raconté tant de fois son histoire. Aleister aimait l’entendre parler des heures de temps et il adorait le son mélodieux, mais si mélancolique de sa voix féminine.

Après le petit-déjeuner – il n’avait pas beaucoup mangé, gêné par le regard dur et insistant de son père -, Aleister passa la journée cloué dans sa chambre. Il méditait encore ses rêves. Alors que les heures passaient, il redoutait de plus en plus la nuit prochaine que les rêves incessants allaient encore bouleverser. L’étrange impression de savoir que ses songes n’étaient pas habituels le ressaisit et il réclama des réponses à cette étrangeté. La bibliothèque que son père avait fait construire au château regorgeait de livres et de vieux bouquins datant des années de la Grèce antique. Probablement, se dit-il, y aurait-il un livre qui pourrait l’éclairer sur le sujet d’un jeune homme s’abreuvant à une fontaine couverte d’émeraudes et de saphirs dans un jardin splendide de Babylone. Par malchance, il ne dénicha absolument rien dans la première moitié de la librairie. Pas une trace d’une histoire comme celle de ses rêves hormis quelques vieux ouvrages qui expliquait comment Babylone, l’antique cité, avait été construite et dirigée et ces bouquins n’étaient écrits qu’en vieux latin qu’Aleister ne comprenait pas tout. Cette bibliothèque était immense, s’étendant sur trois étages, et rechercher qu’un seul livre spécifique lui aurait prit toute une semaine, voire plus. Il y avait des millions d’ouvrages qui reposaient sur les grandes et longues étagères qu’il aurait passé sa vie à contempler et à lire quelques extraits.

Par fatigue, il cessa ses recherches. Il remonta à sa chambre alors que le château était plongé dans le noir. Allumant une chandelle, il tira de sous son oreiller un petit relique de poésie française. Assis sur son lit, le dos bien droit, il se mit à lire. Peut-être qu’il ne fera aucun rêve, cette nuit. C’était possible, non ? Peut-être même qu’il fera un rêve, mais pas celui qui le laissait en panique à son réveil… c’était aussi plausible, non ? Peut-être que son esprit ne se dirigera pas vers le cauchemar du jeune homme se muant en monstre.

Alors qu’il lisait son cinquième poème de son livre Relique de poésie de France 1390, la porte de sa chambre s’ouvrit sans bruit et sa mère entra presque subtilement dans la pièce où régnait la température légère du printemps.

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